[Hommage]: Daniel Ouezzin Coulibaly

Né en 1909, est un homme politique voltaïque. En 1930 il épouse Makoukou Traoré. L’année d’après il se convertit au christianisme avec son épouse qui prend alors le nom de Célestine Ouezzin Coulibaly.

Dans la colonie de Haute Volta fondée en 1917 et disloquée en 1932 avant d’être reconstituée en 1947, les revendications sont incarnées par l’éminente figure Daniel Ouezzin Coulibaly, enseignant devenu un redoutable agitateur politique. En effet, Ouezzin Coulibaly a été le directeur de l’école primaire publique de Banfora avant d’être appelé par Alfred Dirand, directeur de la célèbre école William Ponty comme surveillant général et chargé de cours de pédagogie. Il est resté dans cette fonction de 1934 à 1945. Il a été pendant tout ce temps l’encadreur et le formateur des futurs instituteurs, fonctionnaires de l’administration générale, médecins, pharmaciens et vétérinaires des colonies de l’Afrique occidentale et de l’Afrique équatoriale françaises. A propos de ses qualités de bon enseignant, Gabriel d’Arboussier, son compagnon du Rassemblement démocratique Africain (RDA) a dit de lui qu’il :  » était un être d’exception, absolument remarquable, une intelligence prodigieuse, infatigable…

Il possédait un ascendant, car il a été le premier instituteur africain à avoir accédé au cadre supérieur et il était surveillant général de William Ponty où il avait formé des générations d’élèves. Il avait été un très jeune surveillant général et très jeune dans le cadre supérieur. Ouezzin Coulibaly de nos jours eût été professeur d’université pour moi cela ne fait pas de doute. », avait-il signifié. Ce produit de l’école française va s’illustrer plus tard dans le processus d’émancipation du continent africain à travers le Rassemblement démocratique Africain (RDA). Quant à celui qui le prenait pour mentor politique, Maurice Yaméogo, puisqu’il s’agit de lui, connu sous le nom de Monsieur Maurice, il a étudié à l’école primaire publique de Koudougou, sa ville natale. Il a poursuivi son cursus au petit séminaire de Pabré, chez les catholiques, de 1934 à 1939. Il est sorti de cet établissement scolaire sans diplôme.

Félix Houphouet Boigny se présente comme candidat pour l’élection du deuxième collège. Alors il se rend à Ouagadougou pour avoir le soutient du Moogho Naba-Saga. Mais le Mogho choisit un de ses ministres pour le représenter Baloum Naaba Tanga.

Le 21 octobre 1945, Houphouët avait recueilli 13 750 voix et le Baloum 12 900 voix, soit une courte victoire de 850 voix. Aux élections de la première Assemblée nationale législative de 2 novembre 1946, trois sièges avaient été attribués à la Côte d’Ivoire. Sur les conseils des amis, le Moogho-naaba Saga avait remplacé UDIHV ( Union pour la défense des intérêts de la Haute Volta) qui pour beaucoup était le parti des Mossis, par l’Union Voltaïque (UV). Il y eut une liste unique patronnée par Houphouët Boigny, candidat de la basse Côte d’Ivoire, Ouezzin Coulibaly et Philippe Zinda Kaboré représentaient la Haute Côte d’Ivoire. Ils seront tous élus mais 6 mois plus tard, le jeune pharmacien (moins de 30 ans), Zinda Kaboré décède brutalement en Côte d’Ivoire au moment où il s’apprêtait à regagner la France. Il sera remplacé par Henri Guissou. Entre les deux élections, le RDA était créé.

Du 18 au 21 octobre 1946 s’est tenu à Bamako le premier congrès constitutive du RDA. Formation politique d’émancipation, elle vécut des moments difficiles et Ouezzin surnommé le lion du RDA était de toutes les batailles. De la Côte d’Ivoire à la Haute-Volta, de la Guinée au Mali, du Cameroun au Tchad, Ouezzin par sa popularité arrivait à faire adhérer les masses à la cause du parti. On raconte qu’à Zérokoré en Guinée Conakry, lors d’un meeting, un ancien combattant voulu attenter à sa vie, mais avec agilité, il a pu le terrasser et le déposséder de son arme blanche.Beaucoup d’autres actions de bravoure ont été racontées par ses camarades. C’est à l’approche des indépendances qu’il a joué un rôle politique majeur dans son pays.

En 1958, il devient président du conseil de gouvernement de la Haute-Volta, conseil mis en place par la loi-cadre Defferre, puis vice-président de la République de Haute-Volta.

À sa mort le 07 Septembre 1958 à Paris en France, il fut remplacé par Maurice Yameogo qui déclara ainsi l’indépendance de la haute Volta en 1960.

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