[Hommage] Ibrahim Yalgado Ouédraogo

Le nom de Yalgado Ouédraogo est devenu aujourd’hui populaire. Ce nom est attribué au plus grand centre hôpital universitaire du Burkina , il est prononcé à longueur de journée, partout dans la ville de Ouagadougou et à travers le pays.

Né en 1925 à Napalgué, dans le canton de Kossouka, situé à environ 65 km de Ouahigouya.

De son vrai nom Ibrahim Yalgado Ouédraogo, il est de la famille royale régnant à Kossouka, de feu Guigba Ouédaogo et de feue Rapougya Sawadogo. Il avait un frère et deux sœurs Rawindé Mahama l’aîné, Koursga la cadette et Kayouré la benjamine. Il découvre l’école à Ouahigouya à l’école primaire élémentaire où il obtient le Certificat d’études primaires indigènes (CEPI) après quatre années d’études. Brillant, il continu ses études à Bamako. Yalgado ne tarda pas à révéler ses talents en décrochant le Diplôme d’études primaires supérieures (DEPS) en 1945. Ce diplôme lui ouvre les portes de l’école supérieure de Sibicotane non loin de Dakar (plus tard cette école sera transférée à William Ponty). Il y passa trois années au bout desquelles il obtient le Diplôme d’études supérieures (DES). Il est ensuite admis au concours d’entrée à l’école de médecine Jules Cardes de Dakar.

A son retour, Yalgado au pays vers 1954. Il fut alors affecté à l’hôpital de Nouna comme médecin-chef (Nouna: chef lieu de la province de la Kossi). Là, il exerce son métier avec passion et dextérité. Il était réputé dans la région pour la maîtrise de son travail.

c’est à Nouna qu’il s’intéressa réellement aux activités politiques

Ces taux de réussite lui ont valu le mérite d’une médaille d’honneur des épidémies, décernée par le ministre de la France d’Outre-Mer le 31 décembre 1956.

C’est de retour d’une tournée à l’intérieur du pays que Yalgado eut un accident. Un tragique évènement qui a eu lieu le 21 juillet 1957. Seul Yalgado Ouédraogo succomba.

Il fut enterré au cimetière du secteur 12 ex-quartier Dapoya en présence des membres de sa famille, des amis et de plusieurs autorités politiques et administratives.

A 32 ans, le jeune médecin africain disparaissait sans achever sa mission politique ni assouvir les ambitions qu’il nourrissait dans sa carrière professionnelle, sans laisser ni femme ni enfant. Et 32 ans plus tard, précisément le mardi 25 avril 1989 à 16 heures, ses restes mortuaires furent exhumés et transférés dans l’enceinte de l’actuel hôpital national suite à la décision des responsables du secteur 12 de démolir la partie restante de l’ancien cimetière sis près de l’Eglise de Dapoya.

L’hôpital es baptisé du nom de Yalgado Ouédraogo pour perpétuer la mémoire de celui qui fut l’un des tout premiers cadres de santé du Burkina.

Yalgado Ouédraogo fut également député à l’Assemblée Territoriale Française en 1958.

Toujours pour son dévouement exceptionnel, il fut décoré commandeur de l’Ordre national à titre posthume le 11 décembre 1962.

Source: lesechosduFaso

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